Adopter un Madhab

Shaikh Al-Albani (rahimahullah) a dit:

" Cependant, certains de ceux qui prétendent avoir de la science et renient cette attribution, prétendant qu'elle n'a aucune base , et disant:" il n'est pas permis de dire " je suis salafi". Et c'est comme s'il disait: " Il n'est pas permis pour moi de dire que je suis les Salaf Salih dans ce sur quoi ils étaient en terme de ‘aqida , d'adoration et de manières! " Et il n'y a aucun doute que ce genre de reniement - si c'est ce qui est signifié - implique qu'il se dissocie de l'islam authentique sur lequel étaient les Salaf Salih. Dès lors, il n'est pas permis pour un musulman de se dissocier de l'attribution aux Salaf Salih. Si cependant, il s'est désolidarisé de toute autre attribution (nisba) , alors aucun des gens de science ne peut l'accuser de péché ou de mécréance. Cependant, celui qui refuse de s'appeler avec le nom de Salaf, alors on doit considérer, est-ce qu'il se réclame d'un madhab particulier – que ce soit sans la ‘aqida ou le fiqh? Alors peut-être se nommera-t-il lui-même 'Ash'ari, ou Maturidi, ou bien fera-t-il peut-être partie de Ahlul-Hadith, ou Hanafi, Maliki, Shafi'i, ou Hanbali - qui entrent dans le terme de Ahl Sunna wal Jama'a.

Celui qui se réclame du madhab Asha'ari, ou des 4 madhahib bien connus, alors il s'est réclamé de ceux qui ne sont pas exempts d'erreurs en tant qu'individus - même s' il y a parmi eux des savants qui parviennent à ce qui est correct. Alors pourquoi, ô pourquoi ne rejettent-ils pas ce genre d'attribution à des individus qui ne sont pas exempts d'erreur ? Cependant, celui qui se réclame des Salaf Salih collectivement, alors il se réclame de ce qui est protégé de l'erreur." . ( magazine Al-Asalah (n°9/p. 87) ).

Connaître les causes de la division

Connaître les causes de la division

Shaykh Salih Al Fawzan a dit:


" Les raisons de la division sont nombreuses. Parmi les causes principales, il y a : premièrement : contredire (s'opposer au) le minhaj (voie, chemin) des Salaf Salih, les compagnons du messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) et ceux qui les ont suivi. Ainsi, les Salaf avaient un minhaj (chemin) qu'ils ont emprunté; un minhaj dans la ‘aqida (croyance), un minhaj dans la da'wa (prêche), un minhaj dans le fait d'ordonner le bien et d'interdire le mal, un minhaj dans la manière de juger entre les gens. Ce minhaj - dans chaque cas - était fondé sur le Livre d’Allah et la Sunna de notre messager (salallahu ‘alayhi wa salam). (Wujubut-Tathabbut fil-Akhbar wa Ihtiramil-’Ulama (p. 18) ).


Shaykh Abdul Aziz Ibn Baz a été questionné: quelles solutions pouvez-vous proposer afin de sauver la communauté musulmane des divergences, du nationalisme, et du fait de suivre les madhahib (écoles de pensée)? Et comment est-il possible de re-unir la oumma.


Le shaikh répondit: " Ma solution en ce qui concerne cette question très importante est d'appeler les gens à s'unifier et à unifier Allah Seul dans l'adoration, d'agir sincèrement pour Lui, de s'accrocher à Sa Shari'a (loi) et de prendre garde à tout ce qui la contredit. Et c'est ce qui unifiera la Oumma sur la vérité et enlèvera les divergences et le ta'assub (l’attachement exagéré) envers un madhab particulier. Et ce qui est requis est d'appeler les musulmans à rester fermes sur la Religion d’Allah, de faire observer Sa Shari'a et de coopérer dans la bienfaisance, et de craindre Allah. Grâce à ceci, leurs rangs seront unis et leurs paroles seront une, et ils formeront un seul corps, un seul édifice et une seule armée dans l'opposition aux ennemis. Cependant, si chacun s'accroche à son propre madhab, ou a son propre shaikh, ou a sa propre opinion - en contradiction avec les Salaf Salih ( pieux prédécesseurs) - alors c'est ce qui mène à la division et aux divergences." ( tiré de Al-Mujallatul-Buhuthul-Islamiya (n°18) ).

Jure beaucoup par Allah

Jure beaucoup par Allah

Question :

Un de mes proches jure beaucoup que ce soit pour dire la vérité, ou pour mentir. Quel est le jugement sur cela ?

Réponse :

Il faut le conseiller et lui dire d’éviter de jurer souvent, même s’il dit la vérité, conformément à la parole d’Allah : « Allah ne vous tient pas rigueur [de ne pas respecter] les serments que vous prononcez à la légère, mais Il vous punit pour [ne pas respecter] les serments que vous avez eu l’intention d’exécuter. L’expiation de cette faute est de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez habituellement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Que celui qui n’en trouve pas les moyens jeûne trois jours. Voilà l’expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et respectez vos serments. » (La Table Servie, 89), et le hadith du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue : « Allah ne parlera pas, ne regardera pas, ne purifiera pas trois types de personnes, et ils auront un châtiment douloureux : un vieux fornicateur, un pauvre orgueilleux, un homme qui a pris Allah comme marchandise : il n’achète et ne vend qu’en jurant. » (At-Tabaranî)

Et on louait les arabes parce qu’ils juraient peu, comme a dit le poète :

Il jure peu et tient sa promesse

S’il dit une chose, il s’y tient.

Il incombe au croyant de ne pas jurer beaucoup, même s’il dit la vérité, car la multiplication des serments peut entraîner le mensonge.

Il est évident que le mensonge est interdit, surtout s’il est accompagné d’un serment. Par contre, en cas de nécessité ou s’il y a un intérêt réel, il n’y a pas de mal à mentir, conformément au hadith du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — rapporté par Umm Kalthûm bint cUqbah ibn Abîl-Mucit :

« N’est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant du bien ou en colportant du bien. » Umm Kalthûm a dit : « Et je ne l’ai vu permettre le mensonge que dans trois cas : la réconciliation, la guerre, et les propos entre époux. » (Al-Bukhârî) [Par exemple dire à son conjoint qu’il est toujours beau alors que les années ont passée et que sa beauté s’est estompée]

Par exemple, pour réconcilier les gens, il dit aux deux parties : « Par Allah, tes amis cherchent la réconciliation et veulent que les rangs s’unissent… » Il n’y a pas de mal, dans ce cas, à faire un serment mensonger, si l’intention vise le bien et la réconciliation.

De même, s’il voit une personne qui veut tuer une autre ou lui porter préjudice, et qu’il lui jure qu’il est son frère afin de sauver l’autre, sachant que l’oppresseur, après ces paroles, par respect pour lui, n’exécutera pas son dessein.

En principe, tous les serments mensongers sont interdits, sauf s’il y a un grand intérêt qui prévaut sur le mensonge, comme les trois cas cités dans le hadith précédent.

Source : Magazine Ad-Dacwa, n° 40, pp. 163-164.

Se serrer la main entre soeurs

Se serrer la main entre soeurs 

Shaykh Tchalabi 

888. Anas (radhyallahou anhou) rapporte : "Quelqu'un dit une fois: 'O Messager d'Allah! Quand l'un de nous rencontre son frère (ou son ami), est-ce qu'il s'incline devant lui ?" Il lui dit : "Non." Il dit : "Est-ce qu'il se colle à lui et l'embrasse ?" Il dit : "Non." Il dit : "Est-ce qu'il lui prend la main et la lui serre ?" Il dit : "Oui'." 

(At-Tirmidhi) Chapitre 143 de Ryad Salihin. 

D'après 'Ubadah Ibn Abî Lubâbah, d'après Mujâhid, d'après Ibn 'Abbâs marfu'an (c'est à dire qu'il rapporte la parole de rasul ) :"Lorsque le muslim rencontre son frère muslim, qu'il prend sa main et la serre, leurs péchés à eux deux tombent d'entre leurs doigts comme tombent les feuilles des arbres en hiver." 

'Ubadah dit : je dis à Mujâhid : "Cela est vraiment facile !" 

Alors Mujahid dit : "Ne dis pas cela ! Certes Allah ta'ala a dit dans Son livre (trad. du sens) : {si tu avais dépensé tout ce qui est sur la terre, tu n'aurais pu unir leurs coeurs, mais Allah les a uni.} ('ubadah dit) : "je compris alors la valeur de sa science sur (celles) des autres." 

rapporté dans as sahihah n° 2004 



On pourrait croire que le fait de serrer la main est reservé aux hommes, mais ceci est une idee fausse,une soeur a questionné shaykh tchalabi ,hafidha allah, lors du cours 'al aqida wasitya' du 31 mai 2008 à ce sujet (sur paltalk) : 

Question de la soeur : assalamou 3alaykoum shaykh ahsan allahou ilaykoum , la sunna pour le musulman est de serrer la main à son frere lorsqu'il le rencontre, cette sunna s'applique t'elle aussi pour les femmes ? car des soeurs refusent de serrer la main en disant que ceci est une imitation des hommes. 
qu'est il donc preferable quand je rencontre une soeur, lui serrer la main ou lui faire la bise ? barakallahou fikoum 

Reponse du shaykh : wa alaykoum salam wa rahmatoullahi wa barakatouh 
oumyoussef ta question tombe bien car il y a seulement une heure je discuté au telephone avec shaykh abdel malik ramadani à propos de ceci. 

la sunna pour la femme est aussi de serrer la main, il n'y a aucune difference entre l'homme et la femme. lorsque une femme rencontre une femme elle lui serre la main, sauf si sa fait longtemps qu'elle ne l'a pas vu si elle souhaite l'enlacer ceci n'est pas interdit 


l'audio sur son site ou sur riyad-us-salihin 


http://www.tchalabi.com/ 

A la question : Que signifie « Ne touche le Coran que celui qui est pur ? »

A la question : Que signifie « Ne touche le Coran que celui qui est pur ? » 

Cheikh Al Albani -Qu’Allah lui fasse miséricorde- répondit :

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- arriva près d’une assemblée de compagnons, et parmi eux se trouvait abou Houreyra (et dans une autre version Houdhayfa), alors abou Horeyra s’éclipsa de l’assemblée puis il revint alors que sa tête était trempée.

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui demandait alors pourquoi il était parti et celui-ci lui répondit :

« Ô Messager d’Allah, j’étais en état de Janaba (comme s’il voulait dire qu’il n’osait pas s’asseoir ou serrer la main du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- en état de Janaba) alors le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui dit « Pureté à Allah ! Le croyant ne se souille pas » [3]. 

Donc le sens de « ne touche le coran que celui qui est pur » est « ne touche le Coran que le croyant », que celui-ci soit en état d’impureté mineure ou majeure.

Et il n’existe aucun texte authentique interdisant à celui qui est en état de grande ou petite souillure de toucher le Coran. 

Il va maintenant de soi qu’il est préférable d’être en état de pureté rituelle comme il est rapporté dans le Hadith de Mouhamir ibn Kounfoud: 

« Ce dernier alla voir le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, alors que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- urinait.
Il lui passa donc le salut, et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui répondit pas, jusqu’à ce qu’il eut fait ses ablutions, puis s’excusa auprès de l’homme et dit : « J’ai détesté invoquer Allah en état d’impureté » [4]. 

[1] Sahih-Cf. Silsila sahiha n°406
[2] Sahih Mouslim, chapitre « la foi »
[3] Rapporté par Boukhari
[4] Sahih, voir Silsila Sahiha hadith n° 834


copié de darwa.com

La diversification alimentaire du bébé

La diversification alimentaire du bébé


Souvent les mamans se demandent quand diversifier leurs bébés allaités.

J'ai trouver celà qui pourrait vous intéresser inchâa Allah:

"Ibn Al Qayyim a dit: 

"Il faut leur donner exclusivement du lait jusqu'à ce que poussent les premières dents. Car leur estomac et leurs digestion sont encore fragiles.

Mais dès que les dents poussent, leur estomac devient plus solide et peut ingérer de la nourriture. C'est donc une sagesse d'Allah que de différer le moment ou les dents doivent pousser jusqu'à ce que le bébé éprouve le besoin de manger. C'est aussi l'un des signes de Sa bonté et de Sa pitié envers la maman dont les seins risquent d'être mordus par les premières dents du bébé.."


Source : 40 hadîth sur l'éducation des enfants, présentés par Cheikh 'Abdallah ibn 'Abdil 'Aziz ibn 'Aqil Al 'Aqil.

Comment les musulmans doivent-ils agir entre eux lorsqu’ils divergent ?


Comment les musulmans ldoivent-ils agir entre eux orsqu’ils divergent ?



Question :

Lorsque deux savants rendent des jugements différents sur un problème personnel, comment devrait-on décider de quelle opinion il faut choisir ?
 
Considérons-nous dans quoi est spécialisé ce savant, son âge ou simplement les preuves qu'il apporte ?

Réponse :

Il est bien connu et il est important que nous sachions ce qui est correct à travers le moyen des preuves.
 
Cependant, il est de son devoir [la personne qui recherche la vérité] de suivre celui qu'il voit comme étant le plus proche de ce qui est correct.

Ceci se fait selon la science du savant et le niveau de confiance placé en lui.

Quant au niveau de science, il y a certes des gens qui parlent sans science.

Nous pouvons avoir certains points de connaissance, tout en en ayant manqué bien d'autres.

Quant à la confiance, il y a des gens qui ont beaucoup de science, cependant ils regardent ce que les gens de la passion disent, ainsi ils deviennent négligent et jugent selon ce qui plaît au questionneur.

Ainsi, si les savants divergent, regardez celui qui est le plus proche de ce qui est correct [juste].

Tout comme deux docteurs peuvent différer dans le diagnostique ou le traitement d'une maladie.

Vous suivrez celui dont vous voyiez que le diagnostique est plus profond et minutieux.

hjr
Question :

Si nous choisissons l'avis d'un des deux savants à propos de quelqu'un, un groupe ou un problème, comment agissons-nous avec ceux qui prennent une opinion différente de nous ?

Réponse
 :

Il est nécessaire que vous coopériez d'une manière qui montre de l'amour et qui les excuse s'ils n'abandonnent pas ou ne délaissent pas leur Croyance.
 
Car les Compagnons (radhiallâhu 'anhum) ont divergé sur des sujets et étaient cependant en accord dans les principes et étaient en conformité.

Ils étaient d'accord que le but était de rechercher la vérité et ce qui était correct, et ils étaient en conformité avec Loi Islamique.

Une personne ne parviendra pas à la même compréhension qu'une autre.

Ainsi, s'il y a divergence sur une question, il n'y a pas besoin de se disputer.

Nous sommes tous d'accord du fait que nous nous tenons sur une unique ligne [c-a-d la même Croyance], car je sais que mon compagnon (qui tient une autre opinion) ne divergera pas de moi sans suivre une preuve, et de même je ne divergerai pas de lui si ce n'est sur la base d'une preuve.

Notre but est le même.

Donc il n'est pas permis à quelqu'un d'avoir quoi que ce soit comme haine ou colère ou de l'animosité envers l'autre.

Nous avons beaucoup d'exemples de cela, parmi lesquels l'affaire des Banî Qouraydhah.

Lorsque le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) retourna de la bataille de « Ahzâb », et ils avaient cessé leurs préparations pour la guerre, Djibrîl (alayhi as-sallam) vint le voir et lui ordonna de sortir vers les Banî Qouraydhah et de les combattre car ils avaient violé le traité (établit entre eux et les musulmans).

Ainsi, le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) délégua ses compagnons en leur disant de prier le « 'Asr » seulement chez les Banî Qouraydhah, or c'était loin de Medine. Ils se mirent en route à partir de Medine, puis vint la prière du « 'Asr », donc certains d'entre eux prièrent, disant que « Le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) nous avait dit de ne prier qu'arrivés à Banî Qouraydah seulement pour nous presser à nous dépêcher.

D'autres dirent qu'il (sallallahu alayhi wa sallam) :

« Nous avait ordonné de ne prier qu'à Banî Qouraydah , donc nous ne prierons qu'une fois l'avoir atteint même si le soleil se couche ».
 

Ceci parvint au Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) et il ne blâma ni ne réprimanda aucun d'entre eux, ni aucun d'entre eux ne trouva de fautes à l'autre.

C'est ce qui est obligatoire.

Si je sais que mon compagnon divergent a une bonne intention et qu'il ne diverge que par le fait qu'il a une preuve avec lui, il est nécessaire de savoir qu'il ne m'est pas permis de ressentir de la haine envers lui.

Pourquoi le devrais-je ?

Si je venais à justifier le fait que je le déteste, cela reviendrait pour moi à justifier que je doive être obéit, bien que je sois faillible.

Ceci n'est pas permis.

Son argumentation face à la mienne est similaire à la mienne face à la sienne et il peut également dire : pourquoi ne m'obéis-tu pas ?

hjr
Question :
 
Ceci s'applique t-il également si un savant a critiqué un individu ?

Réponse :
 
Oui.

Je n'aime pas que les savants se critiquent les uns les autres, surtout de nos jours.

La jeunesse n'a pas atteint ce niveau.

Il est de mon avis qu'il devrait y avoir du respect de la part des savants, et quiconque voit que son collègue savant s'est trompé, il doit lui parler en privé et si cela devient clair que la vérité est avec l'un ou l'autre, alors il est obligatoire de le suivre dessus [celui qui est juste].

Et si la vérité n'est pas rendue claire, alors chacun garde sa place.

Quant aux graves disputes, certes le fait d'être partisan borné de manière injustifiée, et de prendre position de façon virulente jusqu'à atteindre le degré de l'inimitié et de la haine du fait de diverger à propos de quelqu'un parmi les savants, cela est une erreur.

Un savant peut même mourir et Allâh prendra compte de tout, et il sera peut-être tombé juste ou dans l'erreur.

Si j'apprends qu'il a commis une erreur dans ses paroles, il est obligatoire de délaisser cela et de ne pas le répéter.

Et je dois lui trouver une excuse, surtout si je sais que l'homme avait une bonne intention et je dois considérer qu'il a fait un effort d'interprétation.

hjr
Question :
 
Qui a le droit de dire que quelqu'un est tombé dans une innovation, ou appeler quelqu'un un déviant ou un innovateur ?

Et quelle est la signification du mot « Inhirâf » ?

Réponse
 :

Inhirâf - signifie s'écarter du droit chemin.

Cela peut représenter un « éloignement »total, complet, qui atteint le niveau de mécréance ou bien cela peut représenter un « éloignement » qui est dû à une erreur ne menant pas à la mécrénce.

La vérité est que nous ne décidons pas simplement de nous-même qu'est ce qui est une innovation.


L'échelle avec laquelle nous pesons les choses est le Livre [le Coran] et la Sounnah.

Si ce n'était pas le cas, alors pour toute affaire dans laquelle il y a une divergence entre les savants dans le la jurisprudence - et combien il y en a ! - nous dirions que tous ceux qui divergent sont des innovateurs [ici le SHeikh frappa dans ses mains comme si s'en était finit l'affaire !]

Et tous ceux qui divergent de nous seraient des innovateurs, et tous les jurisconsultes seraient considérés comme étant tombés dans l'innovation !

Il y a peu de questions sur lesquelles il n'y a absolument aucune divergence.

hjr
Question :
 
Alors si « éloignement » est appliqué à un individu, qu'est-ce qui est signifié par là ?

Réponse :
 
[Le SHeikh illustra visuellement cela par un exemple dans la pièce en disant...] voici un chemin droit menant à la porte, si quelqu'un en dévie, alors [quoi] ?

[Le groupe répondit : « Inhirâf ? »] Oui, c'est du « Inhirâf ». Cependant, cela peut être léger, et facile d'en revenir ou bien cela peut être majeur.

Et ceci est l'exemple donné par le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) lorsqu'il traça une ligne droite et des lignes de chacun de ses côtés.

hjr
Question :
 
Comment quelqu'un peut revenir s'il est sorti de ce chemin ?

Réponse :

Par Allâh, le moyen pour les faire revenir est de leur clarifier la vérité avec douceur et compassion, sans attaquer l'homme et lui dire :

« tu es un innovateur, tu es égaré ! ».

Cela ne peut faire autre chose que le faire s'accrocher encore plus fermement à son opinion et, au minimum, il cherchera à se défendre ou cherchera à être soutenu. Cependant, l'on doit venir à lui, avec ce qui est le meilleur.

Invite-le chez toi ou va le voir en visite, et dit : « Cette affaire me pose problème ».

Il dira « bien sûr c'est un problème », mais toi, tend à faire baisser la dispute avec lui en l'approchant avec humilité [comme si c'était toi qui avait le problème].

Allâh -Subhânahu- dit (traduction rapprochée) :

« Allâh est-Il meilleur ou bien ceux qu'ils lui attribuent comme associés ? » [1]
 
Sachant bien sûr qu'Allâh soit certes meilleur, mais ceci fut dit ainsi pour le bien du débat (de l'argumentation).

Va et dis-lui : « Nous sommes venus pour régler ce problème.

Tes paroles étaient « ceci et cela ». S'il te plaît, clarifie-les-moi afin que nous puissions parvenir à une entente ou un accord. »

Si l'on va jusque là, je pense que le frère s'humiliera et se soumettra face à tant de douceur et de gentillesse.

hjr
Question :
 
Que fait-on dans une situation ou certains frères disent : « Nous n'irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront » ?
 
En d'autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d'accomplir le boycott/éloignement en ce qui concerne la déviance ?

Réponse :

Premièrement, sachez que cela n'est pas permis envers celui qui est croyant.

Aucun croyant n'a le droit d'être boycotté [de manière absolue] même s'il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de le foi.

Ainsi qu'Allâh - Ta'âla - le dit (traduction rapprochée) :

« Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l'un des deux insiste à combattre l'autre, alors combattez celui qui persiste jusqu'à ce qu'il se soumette à l'ordre d'Allâh, et s'ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allâh aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères. » [2]

Ainsi il n'est pas permis des boycotter le croyant.

Il n'est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours.

Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le « Sallâm » [Salut de paix].

Est-ce que vous comprenez ?

Cela n'est pas permis sauf s'il y a un bénéfice au-delà du boycott.

A savoir que cela entraîne l'individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.

Dans ce cas-là, le boycott est un remède.

Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n'est pas le cas, alors éloignez-vous-en.

Quelque fois le boycott peut être une cause pour l'accroissement de l'égarement et de la perte de la personne.

Si cependant vous passez le « Sallâm » à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité.

Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec intérêt n'est pas correct.

Il est quand même toujours croyant. Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le « Sallâm », mais qu'en est-il s'il nous passe le « Sallâm » ?

Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :

« S'il vous salue, saluez-les d'un salut meilleur ou au moins retournez-le »

Nous ne restons pas à l'écart, or cet individu est un mécréant.

Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions.

Nous devons toujours retourner au juge, c'est-à-dire retourner au Coran et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs.

hjr
Question :
 
Soyons plus spécifiques et interrogeons sur l'un des points principaux de cette question, mais sans citer de noms ou de personnalités.

Supposons que l'un des savants a dit qu'un groupe était très mauvais ou pire ou plus dangereux que les Juifs et les Chrétiens, et une autre personne dit que nous ne pouvons pas généraliser, car il y a tant de gens dedans qui sont ignorants de ces problèmes de groupes [sectes], et il est un mal plus grand de faire une affirmation générale qui les blessera de manière injustifiée.

Comment devons-nous agir avec cette personne ?

Réponse :

Pourquoi ne dit-il pas [le savant] :

« Le dogme de ce groupe est plus dangereux envers l'Islâm que les Juifs et les Chrétiens ? »


Ceci est plus correct et plus sûr, sans commettre d'excès sur le partisan de ce groupe.

Donnons l'exemple des Chiites.

Les Chiites extrêmes sont plus dangereux que les juifs et les chrétiens car ils disent que leurs imams contrôlent l'univers, que leurs imams sont meilleurs que le Messager (sallallahou alayhi wa sallam).

Puis ils maudissent les compagnons sur les minbars et ils maudissent la mère des Croyants 'Aisha (radhiallâhu 'anha).

Celle sur la poitrine de laquelle le Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) est mort et dont la salive fut la dernière chose qu'il goûta dans ce monde, lors de son jour [attribué], dans sa maison.
 
Il ose l'accuser !

Même les Juifs et les Chrétiens ne disent pas une telle chose ! En sus de tout cela, le problème est qu'ils disent que cela est l'Islâm !

C'est un véritable problème.

Regardez et lisez dans la sourate « les Hypocrites ».

Que dit Allâh à propos d'eux ?

Il dit (traduction rapprochée) :

« Ce sont eux les ennemis, donc prends-en garde »

C'est un genre de phrase restrictive, qui contient deux parties (traduction rapprochée) :

« Ce sont eux les ennemis » et « donc prends en garde »

Même avec cela, je ne vois pas de rejet ou de désaveu total, qui dirait par exemple :

« Vous les Chiites n'êtes qu'un tas de mécréants ! ».


Je dirais plutôt que ce dogme et quiconque suit sa voie est plus dangereuse envers l'Islâm que les Juifs et les Chrétiens. [3]
      
[1] Coran, 49/9-10
[2] Coran, 63/4
[3] « Questions/Réponses sur la divergence » de L'Imâm SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-'Uthaymîn.

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين