Se rendre dans une mosquée plus éloignée pour assister à la khotbah d'un salafi ?

[ Se rendre dans une mosquée plus éloignée pour assister à la khotbah d'un salafi ? ]
Le questionneur demande :
Est-il meilleur pour moi de prendre mon véhicule et d'assister au sermon du jumuah d'un salafî ou bien de sortir en marchant et d'aller assister au sermon de n'importe qui ? Sachant que leurs sermons sont moins bons que ceux donnés par les salafiyyin.
Cheikh Mohammad ibn Hâdî :
« Prends ton véhicule et rends toi où tu vas pouvoir en profiter. En effet, le sermon du jumuah est de la science, on en apprend et on en tire des bénéfices. Va donc chez celui dont tu vas pouvoir en tirer des bénéfices. Les compagnons du prophète ( éloge et salut d'Allah sur lui ) se rendaient à sa mosquée en marchant et celui qui était éloigné venait avec sa monture. Il n'y a aucun mal à cela et rien ne l'empêche. Oui. »
Traduit par Abdoullah Abou Khouzaymah

Sur la bonne suspicion...

Un des salafs a dit :

«Si je voyais le vin couler de la barbe d'un de mes frères, je dirai qu'on lui a peut-être versé dessus.

Si je le trouvais sur une montagne entrain de dire : "Je suis votre Seigneur le Très-haut"
Je dirais : "Peut-être qu'il lit le verset".»

Rapporté par Cheikh Mohy Ad-Din sur whatsapp
✅ Publié par twitter.com/antiHizbis

قال أحد السلف
لو رأيت أحد إخواني ولحيته تقطر خمراً لقلت ربما سُكبت عليه
ولو وجدته واقفاً على جبل وقال : أنا ربكم الأعلى لقلت لعله يقرأ الآية
Cheikh Ibn Bâz :

Le croyant doit interpréter la parole de son coreligionnaire de la meilleure manière, car certains des pieux prédécesseurs ont même dit :

"Ne pense jamais du mal de la parole qui émane de ton frère alors que tu peux lui trouver une bonne interprétation".

Majmû' al-Fatâwâ (7/313)

والمؤمن ينبغي أن يحمل كلام أخيه المسلم على أحسن المحامل. وقد قال بعض السلف: لا تظن بكلمة خرجت من أخيك سوء وأنت تجد لها في الخير محملا

Faire le Tawwaruk dans la prière pour le fidèle lorsqu'il encombre celui qui est à côté de lui, qu'y a-t-il de mieux, le faire ou le laisser ?


*Question* : Faire le Tawwaruk dans la prière pour le fidèle lorsqu'il encombre celui qui est à côté de lui, qu'y a-t-il de mieux, le faire ou le laisser ?
Car, beaucoup de gens ne peuvent pas faire le Tawarruk sans s'appuyer contre celui qui est à côté de lui.

*Réponse* : Le Tawarruk dans la prière est connu, il consiste à dresser le pied droit, [puis] sortir le pied gauche vers le pied droit et s'asseoir sur le flanc c'est-à-dire que tu mets ton flanc sur le sol.

Cela oblige la personne à s'étirer légèrement. Le rang peut être étroit et les gens y sont encombrés, tu nuirais ainsi à ceux qui sont à tes côtés. Dans ce cas, nous avons 2 choses qui se sont regroupées :

- Pratiquer une sunna d'une part.

- Et éviter de nuire au musulman d'autre part.

Il est préférable d'éviter le mal. Car, nuire à un croyant n'est pas quelque chose d'insignifiant. Nuire à un croyant ne fût-ce que par la parole est interdit à fortiori par l'acte survenant dans la prière ! Allah ta3ala dit (traduction rapprochée) : {Et ceux qui offensent les croyants et les croyants sans qu'ils l'aient mérité, se chargent d'une calomnie et d'un péché évident.} - Sourate Les Coalisés v.58 -

Le Prophète a dit : "Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne nuise pas à son voisin."

- Rapporté par Al-Boukhari -

Accorde donc un intérêt à cette règle : Délaisser la pratique d'une sunna pour éviter de nuire [à son prochain] vaut mieux que pratiquer une sunna tout en nuisant à autrui.

Cette personne qui fait le Tawarruk, si elle nuit à son voisin par son Tawarruk, qu'elle ne le fasse pas. Si Allah sait à travers l'intention de cette dernière que si cela n'était pas le cas, elle aurait fait le Tawarruk, Allah l'en récompensera, parce qu'elle serait semblable à ceux au sujet desquels le Messager d'Allah صلّى الله عليه وسلّم a dit : "Si le serviteur tombe malade ou en voyage, on lui inscrit la récompense de ce qu'il œuvrait étant en bonne santé sur place."

- Rapporté par Al-Boukhari -

( Source : Liqâ Al-Bâb Al-Maftûh de Shaykh Ibn Salih Al-'Uthaymîn رحمه الله, tome 22, page 30 )

Source: https://t.me/salafidumali