Il n'y a pas meilleur bienfait qu'Allâh a octroyé à Son serviteur...

C'est ce qui a fait dire à Ibn 'Uyaynah : « Il n'y a pas meilleur bienfait qu'Allâh a octroyé à Son serviteur que de lui enseigner la parole « Lâ ilâha illa Llâh ». Certes cette parole est pour les gens du paradis ce que l'eau fraîche est pour les gens d'ici-bas. » C'est pour cette parole qu'ont été préparées la demeure de la récompense et celle du châtiment. 

23 bienfaits de la parole de  "Lâ ilâha illa Llâh"
Par l’imâm ‘Abd ar-Rahmân Ibn Ahmed Ibn Rajab Al Hanbalî

Allah n’a-t-Il que 99 noms ?


 
Voici un extrait du livre « al qawa’id al mouthla » de Cheikh Muhammad Ibn Salih Al Othaymin, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui répond à cette question. Il dit dans la sixième règle concernant les noms d’Allah (سبحانه و تعالى) :
 
Les noms d’Allah (عز و جل) ne sont pas limités à nombre particulier
 
Et ce d'après la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم) rapporté dans le célèbre hadith : « Je t’invoque par tous Tes noms, ceux par lesquels Tu T’es nommé, ceux que Tu as révélé dans Ton Livre, ceux que Tu as enseigné à l’une de Tes créatures ou ceux que Tu as laissés parmi la science de l’invisible auprès de Toi… ». Ce hadith a été rapporté par Ahmad, Ibn Hibban et Al Hakim, et il est authentique.
 
Et les noms qu’Allah a laissés parmi la science de l’invisible, il n’est possible à personne de les dénombrer ou de les connaître. 
 
Quant à la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Allah a 99 noms, cent moins un, celui qui les recense [1] entrera au paradis »  [Rapporté par Al Boukhary et Muslim, d’après Abou Hourayra, qu’Allah l’agrée], elle ne prouve pas que Ses noms sont limités à ce nombre. En effet, si cela était le sens visé, il aurait plutôt dit : « Les noms d’Allah sont un nombre de 99, celui qui les recense entrera au paradis. » ou une phrase semblable.
 
Le sens du hadith est donc que celui qui recense ce nombre de noms entrera au paradis. Ainsi, sa parole « celui qui les recense entrera au paradis. » est une phrase qui complète celle qui la précède et n’est pas indépendante. C’est comme si tu disais : j’ai cent dirhams que j’ai préparés pour donner en aumône. Cela ne s’oppose pas au fait que tu possèdes d’autres dirhams que tu n’as pas préparés pour donner en aumône.
 
De plus, la détermination de ces noms n’est pas authentifiée du Prophète (صلى الله عليه و سلم), le hadith rapporté à ce sujet est faible.
________________________________
 
[1] Ceci est une traduction littérale du mot, l’auteur l'explique en disant : Les recenser signifie : les mémoriser, comprendre leur sens et adorer Allah en fonction de ce qu’ils impliquent.
 
 
Source :
 
http://forum.daralhadith-sh.com

La définition linguistique du mot al-'Aquidah


Cheikh Mohammad Aman Al-Jami

noeud.jpg
Ce mot possède plusieurs définitions dans la langue arabe : Les linguistes arabes ont dit :
(عقد الحبل و البيع و العهد يعقد عقدا: شده)

« Il a noué ('Aqada) la corde ou la transaction commerciale ou le pacte (ya'qidouhou, 'aqdan) : Il l'a noué de façon ferme ».

L'auteur de Taaj Al-'Arous, qui est l'explication du dictionnaire Al-Qamous Al-Mouhiit, dit :

« Les linguistes et les spécialistes de la langue et des dérivés des mots ont spécifié qu'à l'origine, le mot Al-'Aqd (le nœud), est le contraire de Al-Hal (le dénoué), on dit : 'aqada, ya'qidouhou, 'aqdan (il a noué, il noue un noeud » […] « le mot fut ensuite utilisé pour les transactions commerciales, ensuite il fut utilisé pour la détermination et la ferme conviction. Et dans le dictionnaire, Lisaan Al-'Arab, on lit : « Nouer la corde. De même pour le contrat et pour le mariage ».

A partir de ces définitions linguistiques, on peut comprendre que dans le contexte islamique, le terme 'Aqidah signifie :

La détermination du cœur et la conviction profonde, qui n'admet aucun doute dans les réclamations divines (Al-Mataalib Al-Ilaahiyyah), la mission prophétique (An-Noubouwwaat), ce qui touche à la résurrection, ainsi que les autres aspects de la foi en lesquels nous devons obligatoirement croire.



Titre : Histoire de la croyance islamique
Auteur : Cheikh Mohammad Aman Al-Jami
Page : 35-36


L’innovation consistant à examiner les gens sur des personnalités bien précises


Extrait de “L’encouragement à suivre la sounnah, la mise en garde contre l’innovation et l’exposition de sa gravité” de l’éminent grand savant : cheikh Abdul-Mohsin Al-Abbad Hafizahullah.

 L’innovation consistant à examiner les gens sur des personnalités bien précises

Parmi les innovations répréhensibles, ce qui a lieu de nos jours et qui consiste à examiner certains gens de la sounnah par rapport à des personnalités bien précises. Ceci, que le motif de cet examen soit l’aversion envers la personne sur laquelle on examine, ou au contraire la vénération qui est portée à une autre. Si le résultat de l’examen répond à l’attente de l’examinateur, l’examiné sera accueilli les bras ouverts et aura droit aux éloges et compliments. Dans le cas contraire, il n’aura droit qu’à la critique acerbe, le tabdi’
, l’exil et la mise en garde contre lui.

Je relate dans ce qui va suivre, des passages où Shaykh Al Islam Ibnou Taymiyyah met le doigt sur l’innovation qui consiste à examiner les gens par rapport à des personnalités qu’on porte en animosité ou qu’on vénère.

Il dit dans “Majmou’ou al Fatawaa” lorsqu’il parle de Yazid Ibnou Mou’awiyah :
« La vérité est la position des Imams et qui statue qu’il ne convient pas de lui vouer un amour particulier, ni de le maudire. Malgré cela, s’il était désobéissant (fassîq) ou injuste, Allah pardonne au désobéissant et à l’injuste, surtout s’il a à son actif d’immenses bonnes actions. Al Boukhari a rapporté dans son recueil authentique d’après Ibnou ‘Omar que le Prophète (sallala’alaihi wa salam) a dit:
“La première armée qui attaque Constantinople est pardonnée” et la première armée qui a fait le siège de Constantinople était sous le commandement de Yazid Ibou Mou’awiyah, et il y avait dans ses rangs Abou Ayyoub al Ansari
Il convient donc d’être modéré à ce sujet et de cesser de parler de Yazid et d’examiner les musulmans par rapport à lui, car cela est une innovation contraire aux préceptes d’Ahlou as sounnah wa al jama’ah » (vol. 3 p. 413-414)

Il dit également : « De même que diviser la communauté et l’examiner par rapport à ce que ni Allah, ni son Messager n’ont ordonné » (vol. 3 p. 415).

Il dit aussi :
 « Il n’appartient à personne d’ériger à la communauté un individu à propos duquel on invite à sa voie, par rapport auquel on aime ou on déteste, à l’exception du Prophète (sallala’alaihi wa salam). De même on ne brandira pas une parole par rapport à laquelle on aime ou on déteste si ce n’est la parole d’Allah, de Son Messager et de ce autour de quoi s’est assemblée la communauté. Cela est une caractéristique des gens de l’innovation qui érigent un personnage ou un slogan avec lesquels ils divisent la communauté, ils prennent d’amitié ou, au contraire, conçoivent l’inimitié par rapport à tel slogan ou telle affiliation »
 (vol. 20 p. 164)

Il dit encore : « Si l’enseignant ou le professeur ordonne d’isoler une personne ou de le mépriser, le « descendre » ou l’éloigner, on examinera cela :

- Si le concerné a commis un péché reconnu comme tel par la législation (dhamban shar’ian) il sera punit proportionnellement à son erreur pas d’avantage.
- S’il n’a pas commis de péché reconnu comme tel par la Loi, il n’est pas permis de le châtier juste parce que telle est la volonté du professeur ou autre. Il n’est pas du droit des enseignants de rendre les gens partisans ou de propager entre eux l’inimitié ou l’aversion, ils doivent plutôt être tels des frères qui s’entraident dans la bienfaisance et l’accomplissement des bonnes œuvres, comme l’a dit Allah
 (سبحانه: « Et coopérez dans la bienfaisance et l’accomplissement des bonnes œuvres et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » (vol. 28 p. 15-16)

S’il était permis d’examiner les gens sur des personnalités de notre époque pour savoir qui est de Ahlou Sounnah ou non, il serais plus logique d’examiner les gens par rapport à celui qui est le plus digne pour cela et qui est le Shaykh de l’Islam, le Moufti du monde entier, l’Imam d’Ahlou Sounnah de notre époque notre Shaykh, le Shaykh ‘Abdoul ‘Aziz ibnou ‘Abdillah Ibn Bâz décédé le 27 du mois de Muharram de l’année 1420 de l’Hégire, qu’Allah lui fasse miséricorde et le récompense. Lui qui est connu de tous par l’étendue de son savoir, son apport immense, sa sincérité, sa gentillesse, sa tendresse, son souci que les gens soient bien-guidés et corrigés. Nous le considérons comme tel et Allah le connaît mieux que nous.
 
Il avait une méthodologie unique dans la prédication et l’enseignement, dans l’action d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable. Elle se distingue par la douceur et la gentillesse dans ses conseils et nombreuses réfutations. Sa manière de faire est de corriger Ahlou sounnah et non de les repousser, de les redresser et non de s’opposer à eux, de les élever et non de les empoisonner, une manière de faire qui unit et non ne divise, réunit et non ne déchire, corrige et non n’anéantit, facilite et non ne rend difficile
Combien ceux qui s’occupent de la science et ses étudiants sont dans le besoin d’emprunter ce chemin correct et cette voie grandiose, de par ce qu’elle engendre comme bien et repousse comme mal pour les musulmans.

Il est du devoir des adeptes et de ceux qui sont à la tête et qui ont pris part à ce genre d’examen d’abandonner cette pratique qui a divisée Ahlou Sounnah et est la cause de l’inimitié entre eux
.

Il faut pour cela que les adeptes délaissent cet examen et tout ce qui en découle comme ostracisme, aversion et rupture, ils doivent au contraire, être des frères affectueux, coopérant dans le bien et l’accomplissement des bonnes oeuvres.
Il faut également que les leaders se désolidarisent de cette pratique dans laquelle ils ont été suivis, qu’ils affichent clairement leur désaveu à son égard et à l’égard de ceux qui s’y adonnent. Il n’y a que comme ça que les adeptes seront à l’abri de ce fléau et les leaders ne devront plus supporter les conséquences d’avoir été à la base de cet examen et de ce qui en résulte comme dommages qui retombent sur eux.
                                                                  Cheikh ‘Abdel Mohssin El ‘Abaad

Prenons garde à ne pas tourner autour des individus

Le savant Rabi’ Al-Madkhaly

«Nous avons trouvé beaucoup de Salafis tourner autour des individus et non autour de la vérité, cela est une maladie dangereuse
Prenons garde à ne pas tourner autour des individus
Il nous est obligatoire d’estimer les individus selon la vérité et non pas d’estimer la vérité selon les individus.
Qu’on connaisse les hommes selon la vérité, Non pas de connaître la vérité selon les hommes. »

‏الشيخ ربيع المدخلي حفظه الله:
‏"وجدنا كثيرًا من السلفيين يدور حول الأشخاص لا يدور حول الحق، هذا مرض خطير، إيّانا أن ندور مع الأشخاص. فيجب أن نَزِنَ الأشخاص بالحق، لا نزن الحق بالأشخاص، وأن نعرف الرجال بالحق، لا نعرف الحق بالرجال".

‏مناظرة حول الأوضاع في أفغانستان - الشريط الأول



Abou Zakaria al-‘Anbari « La science sans le comportement est comme le feu sans combustible… »


22JUIL
Abou Zakaria al-‘Anbari a dit :
« La science sans le comportement est comme le feu sans combustible, et le comportement sans la science est comme une âme sans corps. Si j’ai ainsi comparé la science au feu, c’est en raison de ce qui nous a été rapporté de Soufyan ibn ‘Ouyayna [qui a dit] : « Je n’ai pas trouvé une chose plus similaire à la science que le feu, nous en prenons* mais cela ne le diminue en rien ». »
* c.a.d : si on prend un flamme avec une branche pour allumer un feu ou s’éclairer, ça ne nuit en rien au feu ni ne baisse son intensité, wa Allahu alam.
[Rapporté par Al-Khatib dans l’introduction de son livre « Al-Jami’ li Akhlaq ar-Rawi »]

——————————-

 قال أبو زكريا العنبري : علم بلا أدب كنار بلا حطب، وأدب بلا علم كروح بلا جسم، وإتما شبّهت العلم بالنار، لما روّينا عن سفيان بن عيينة [قال] : ما وجدت للعلم شبها إلّا النار، نقتبس منها، ولا ينتقص عنها

[الخطيب البغدادي في مقدمة كتابه جامع لأخلاق الراوي]

Le rassemblement des bijoux pour la zakat

Question :

Y a-t-il une Zakât à verser sur les bijoux destinés à être portés ?

Réponse de Cheikh AbdAllah Ibn JârAllah :

Oui, la Zakât doit être versée pour l’or de la femme, s’il dépasse le Nisâb qui vaut vingt Mithqâl, soit 85 grammes d’or.

Si l’or dépasse ce Nisâb, il est obligatoire d’en verser la Zakât, que ce soit un bijou qu’elle porte régulièrement ou à certaines occasions seulement.

Cependant, si l’on suppose qu’une femme possède des bijoux dont la valeur dépasse le Nisâb et que ses filles possèdent des bijoux dont la valeur ne dépasse pas le Nisâb, alors il n’y a pas de Zakât à verser pour les bijoux de ses filles, car ils sont la propriété des filles et leur valeur ne dépasse pas le Nisâb.

En fait, il ne faut pas regrouper les bijoux (de la mère et) des filles (ni des filles entre elles), afin d’en verser la Zakât , car la propriété de chaque fille est indépendante de celle des autres filles.

Masâ’il wa Fatâwâ fî Zakât Al-Hulî, page29.