Même si un ‘alim est sur la droiture...

Mu’adh ibn Jabal ( معاذ بن جبل رضي الله عنه) – m.18H – a dit:  
« Même si un ‘alim est sur la droiture, ne fait pas son taqlid dans ta religion. »(Jami Bayan Al-‘Ilm)

Le hadith qui fit pleurer Mu’adh ibn Jabal

Le hadith qui fit pleurer Mu’adh ibn Jabal (معاذ بن جبل رضي الله عنه ) – m.18H -:  
“Un jour Ûmar ibn Al-Khattâb [ رضي الله عنه ] entra dans la mosquée ou il trouva Mu’adh Ibn Jabal assis près de la pièce du Prophète [صلى الله عليه وسلم ] qui donne dans la Mosquée. Comme Mu’adh pleurait, Umar [رضي الله عنه ] lui demanda :
« Qu’est ce qui te fait pleurer, Ô Abû Abdurahmân ? Est-ce que ton frère a péri ? »
Il répondit : « Non mais il s’agit d’un hadith que j’ai entendu dans cette mosquée de la bouche de mon Bien-Aimé [Le prophète صلى الله عليه وسلم ]. »
Umar [رضي الله عنه ] lui demanda : « Quel est-il ? » 
Mu’adh dit : « Ce hadith disait : « Allah subhana wa ta’ala aime les hommes secrets, bien avertis, pieux et innocents, à qui on ne prête pas attention lorsqu’ils sont absents et qu’on ne reconnaît pas lorsqu’ils sont présents. Leurs cœurs sont les flambeaux de la guidance. Ils sortiront indemnes de toute discorde sombre et aveuglante. »
(Les Sentiers des Itinérants vers Allah. Commentaires des principales étapes spirituelles d’Al- Ansârî)
 

Rendre le «salam» aux messages écrits


Cheikh Salih Al Louhaydane

Qu'Allah soit bienfaisant envers vous, il demande :
Si une personne me passe la salutation par un message téléphonique [sms] en me disant : "As- salamou 'alaykoum wa rahmatouLlahi wa barakatouh",
dois-je lui répondre par écrit ou bien il n'y a pas de mal de répondre oralement ?
ponse : Non, ce n'est pas obligatoire pour toi.


Tafsir : « L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? Non! Vous en auriez horreur. »

Tafsir : « L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? Non! Vous en auriez horreur. »

Ibn Qayyim Al-Jawziyya



"Ô vous les croyants! Évitez de faire trop de suppositions sur autrui, certaines suppositions sont un péché. Ne vous espionnez pas, et ne médisez pas les uns sur les autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? Non! Vous en auriez horreur. Et prémunissez-vous contre Allah, car Il est Celui Qui accueille le repentir, Il est Miséricordieux" (Al-Hujurât: 12)


Nous avons là une magnifique comparaison basée sur l'analogie. En effet, Allah compare le fait d'écorcher l'honneur de son frère au fait de déchirer sa chair. Et puisque la personne qui médit viole cet honneur en l'absence du concerné il ressemble en cela à quelqu'un qui déchire la chair de son frère en l'absence de son âme, après sa mort. Et ce, car la personne qui est l'objet de la médisance est incapable de prendre sa propre défense face à ce qu'on lui reproche, puisqu'elle est absente. Elle ressemble donc à un mort qu'on découpe sans qu'il puisse se défendre. 

La fraternité implique la pitié mutuelle, l'entretien du lien et l'entraide, mais le médisant n'honore pas cette fraternité, car il va à l'encontre de ce qu'elle implique. Il critique, accuse et s'en prend à son frère. C'est donc comme s'il découpait sa chair. Alors que la fraternité implique de protéger, de prendre la défense de son frère. Et puisque le médisant prend du plaisir à dire du mal, puisqu'il y prend goût, c'est comme s'il mangeait la chair de son frère après l'avoir découpée. Également, puisque cela lui plaît et qu'il aime cela il est comparé à quelqu'un qui aime manger la chair de son frère mort. Aimer cela vient s'ajouter au simple fait de manger, tout comme manger vient s'ajouter au simple fait de découper. Médite donc la touchante beauté de cette allégorie, observe comment l'abstrait y concorde parfaitement avec le concret. 

Regarde attentivement comment Allah informe qu'ils détestent consommer la chair d'un frère mort. Il dit à la fin du verset que c'est leur sentiment, de même qu'à son début Il leur reproche d'aimer cela. Et donc, puisque cette pratique les répugne naturellement, comment peuvent-ils apprécier ce qui est identique? Allah emploie donc ce qu'ils détestent pour leur faire admettre la laideur de ce qu'ils aiment. Il compare ce qu'ils affectionnent à ce qui les écœure le plus, à ce qu'ils fuient le plus. Raison pour laquelle, au vu de l'entendement, de l'instinct et de la sagesse, ils se doivent de fuir comme la peste tout ce qui ressemble à cette pratique. C'est grâce à Allah qu'on obtient le succès. 


Titre: L'explication des paraboles citées dans Le Noble Coran
Auteur: Ibn Qayyim Al-Jawziyya
Pages: 53-54
Retranscription: oumomeya

Réjouis ta mère

« Réjouis ta mère, en invoquant pour elle la miséricorde et le pardon pendant la nuit et aux extrémités du jour.

Ne tiens pas compte de ses fautes et ses faux pas.

Ne parle d’elle à quiconque d’un ton plaintif ou outrageant et n’exprime à quiconque ce qui te chagrine à son sujet.

Fais-lui plaisir et respecte- la. Ne t’enorgueillis pas face à elle, car tu étais à l’intérieur de ses entrailles et tu étais entre ses mains.
Rends-la heureuse et entretiens un bon comportement avec elle. Enfin, demande qu’elle invoque Allah pour toi, car les portes du ciel s’ouvrent pour ce genre d’invocation.»

• Source : [ Sheikh Abdel Moun'im, (élève de cheikh Sâleh Al-Fawzân), Khutba du Vendredi : Le bon comportement envers la mère ]

Doit-on forcément respecter l'avis des autres ?



Question :
Qu’Allah soit bienfaisant envers vous noble Cheikh. Ce questionneur dit ; un homme a écrit un article dans lequel il a dit : « les savants sont unanimes sur le fait qu’il faut respecter l’avis des autres. ». Cette parole est-elle correcte ? Et ce consensus est-il pris en considération ?

Réponse :
Ceci est son consensus à lui ! Ce n’est pas le consensus des savants. Ce qu’il dit est un mensonge sur les savants. Les savants sont unanimes sur le fait qu’il faut respecter la vérité et ce qui est fondé sur une preuve. Mais ce qui est en contradiction avec la preuve est rejeté même si c’est un autre avis.
[Fin de la réponse de Cheikh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, qu’Allah le préserve]