Ceux qui appellent à l’unité des religions veulent détruire l’Islam!



Ceux qui appellent à l’unité des religions veulent détruire l’Islam!

unité des religions
وَلَا تَلْبِسُوا الْحَقَّ بِالْبَاطِلِ
« Et ne mêlez pas le faux à la vérité » [1]
Les savants ont cité comme exemple de mélange du faux à la vérité, le mélange entre le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Voila ce à quoi appellent en ce moment les démons parmi les hommes.
Ils appellent à l’unité entre les trois religions, le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Ils disent que ce sont toutes des religions véridiques et que tous ont la foi, pourquoi avons-nous donc de l’animosité entre nous alors que nous somme des frères ?
Nous leur disons : non ! Nous ne sommes pas des frères, nous sommes des ennemis en Allah. Il n’y a pas de fraternité entre la foi et la mécréance. Le judaïsme est de la mécréance et le christianisme est de la mécréance [2]. Il y a seulement une religion, c’est l’Islam qui est la religion de vérité.
Quant à ceux qui trompent les gens en leur disant que ce sont toutes des religions authentiques, que ce sont toutes des religions célestes, qu’il est obligatoire de s’unir et de se fraterniser avec les juifs et les chrétiens ainsi que de s’entraider avec eux, par cette propagande fausse, ils veulent détruire l’Islam. Et ceci est un mélange du faux à la vérité et une confusion entre le faux et la vérité.
Après l’envoi du Prophète (صلى الله عليه و سلم) , il n’y a aucune religion qui te sauve du châtiment d’Allah à part l’Islam [3]. Et quiconque persiste sur une autre religion est mécréant, que ce soit un juif, un chrétien, un majoussi, ou un adepte de toute autre religion, c’est un mécréant et un ennemi d’Allah et de Son Messager. Il est obligatoire de savoir cela.
وَلَا تَلْبِسُوا الْحَقَّ بِالْبَاطِلِ
« Et ne mêlez pas le faux à la vérité »
Et ce en disant : nous suivons une religion et vous suivez une religion, soyons frères, vivons ensemble… voila ce à quoi ils appellent en ce moment.
Ceci est le faux ! Et le refuge est auprès d’Allah. Ils veulent par ceci détruire l’Islam, et rendre égaux la foi et la mécréance ainsi que le faux et la vérité. Il n’y a aucune religion (acceptée) après l’envoi du Prophète (صلى الله عليه و سلم)  à part la religion de l’Islam [4]. Et il n’y a pas d’autre moyen de se préserver du châtiment d’Allah que de suivre le Messager (صلى الله عليه و سلم) , et ceci est valable pour tous les hommes [5].
قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللَّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللَّهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ قُلْ أَطِيعُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ
فَإِنْ تَوَلَّوْا فَإِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ الْكَافِرِينَ
« Dis : Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Dis : Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos… alors Allah n’aime pas les mécréants ! »
Et cet appel perdure jusqu’au jour de la résurrection. La réussite ne s’obtient qu’en suivant le Messager (صلى الله عليه و سلم) .
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a dit :
« Quiconque parmi les juifs et les chrétiens entend parler de moi, puis ne croit pas en ce avec quoi je suis venu, entrera inévitablement en enfer. »
Si les juifs et les chrétiens refusent d’entrer en Islam, ce sont alors les plus mécréants des gens sur Terre.
Pourquoi ?
Parce que les juifs et les chrétiens savent, alors que les autres communautés polythéistes ne savent pas. Les juifs et les chrétiens ont délaissé la vérité alors qu’ils savent et la connaissent, et le refuge est auprès d’Allah. C’est pour cela qu’ils ont encouru la colère, nous demandons à Allah de nous accorder le salut.
Il n’y a donc pas d’unité entre l’Islam et les autres religions. La seule religion est l’Islam et on ne peut obtenir la réussite qu’avec l’Islam.
Le judaïsme s’est terminé par l’envoi du Messager (صلى الله عليه و سلم)  avec la religion de l’Islam. Le christianisme s’est terminé et toutes les religions également. Seule la religion de l’Islam perdure.
Et après l’envoi de Muhammad (صلى الله عليه و سلم) , on ne doit suivre aucun messager à part Muhammad (صلى الله عليه و سلم) . Quiconque veut le paradis, qu’il suive ce Messager (صلى الله عليه و سلم) . Et quiconque veut l’enfer, qu’il persiste sur sa mécréance et son égarement, qu’il soit juif, chrétien, majoussi ou autre.
Extrait d’un audio de Cheikh Salih Al Fawzan
Traduit et publié par daralhadith-sh.com

[1] Al Baqara, verset 42.
[2] Allah a dit :
 إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ وَالْمُشْرِكِينَ فِي نَارِ جَهَنَّمَ خَالِدِينَ فِيهَا أُولَٰئِكَ هُمْ شَرُّ الْبَرِيَّةِ
 « Ceux qui ont mécru parmi les gens du Livre ainsi que les associateurs, iront au feu de l’Enfer, pour y demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires. » [Al Bayyinah, verset 6]
 [3] Le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a dit : « Nul n’entrera au paradis si ce n’est une personne musulmane. » [Rapporté par Al Boukhary et Muslim]
 [4] Voici quelques verset du Coran clairs à ce sujet :
 إِنَّ الدِّينَ عِندَ اللَّهِ الإِسْلامُ
 « Certes la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam. » [Ali ‘Imran, verset 19]
 وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإسلام دِيناً فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِي الْآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ
 « Et quiconque désire un religion autre que l’Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. » [Ali ‘Imran, verset 85]
 الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإسلام دِيناً
 « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et j’agrée l’Islam comme religion pour vous. » [Al Maida, verset 3]
 [5] Le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a dit : « Si Moussa était vivant, il n’aurait pas eu d’autre choix que de me suivre. » [Hadith déclaré Hassan par l’Imam Al Albani]

Lorsque vous entendez le mouadhin...


Lorsque vous entendez le mouadhin...



Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Abou Sa'id Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit : « Lorsque vous entendez le mouadhin alors dites la même chose que ce qu'il dit (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°611 et Mouslim dans son Sahih n°383)

(*) C'est à dire que lorsque l'on entend l'appel à la prière il est recommandé de répéter après chaque phrase ce qu'à dit celui qui fait l'appel.


عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا سمعتم المؤذن فقولوا مثل ما يقول 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦١١ و مسلم في صحيحه رقم ٣٨٣)

http://www.hadithdujour.com/

Ses parents l'empêchent de prier, a-t-elle le droit de prier dans la salle de bain?

Ses parents l'empêchent de prier, a-t-elle le droit de prier dans la salle de bain?


Cheikh Salih Souheymi

Question : Une femme étrangère musulmane dont la famille est mécréante, ils l’empêchent d'accomplir la prière et de jeûner, elle rentre donc dans la salle de bain afin d'accomplir la prière, car c'est le seul endroit où elle a la possibilité de prier. A-t-elle le droit de prier dans cet endroit ? Et quel est le jugement de la prière dans cet endroit ?


Réponse : Si l'accomplissement de la prière l'expose à un danger comme la mort ou le meurtre, il lui est permis d'accomplir la prière même en hochant la tête avec les gestes seulement, sans qu'ils s'en rendent compte, au lieu de prier dans la salle de bain.

Elle accomplit donc la prière en hochant la tête, elle s'assoit dans sa chambre, si elle a une chambre elle accomplit la prière dans celle-ci si cela lui est possible, sinon, elle accomplit la prière en hochant la tête avec les gestes seulement.

Il lui est également permis de rassembler entre les prières, car elle a le même jugement que le malade.

Elle doit également chercher une issue, même si elle doit se réfugier dans certaines minorités musulmanes présentes dans ce pays.

L'audio : ici 

Déserter le médisant


Déserter le médisant


Question : 
J’ai un ami qui médit souvent l’honneur des gens.
Je lui ai conseillé à plusieurs reprises de renoncer à cette mauvaise habitude mais en vain.
Il paraît que c’est devenu chez lui une habitude.
J’ai remarqué aussi que, parfois, il médit sans mauvaise intention.
Faut-il donc le déserter ?

Réponse :
S’attaquer à l’honneur des musulmans par la médisance et la diffamation est un acte blâmable, voire un péché majeur, comme en témoigne cette parole du Très Haut (traduction rapprochée) :
” Et ne médisez pas les uns les autres. L’un de vous aimerait il manger la chair de son frère mort ? Non, vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux “ (sourate Al Hujurat verset 12)

On peut en avoir aussi pour preuve ce que rapporte Muslim dans son Sahîh, d’après Abu Hourayrah qu’Allah l’agrée.
Après avoir posé la question : "Savez-vous ce que c’est que la médisance ?"
Et que les compagnons  lui eurent répondu : "Allah et Son Messager seuls savent.»
Le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam dit : "C’est dire de ton frère ce qu’il déteste.»
On lui dit alors : "Et s’il y a vraiment des choses à dire à propos de mon frère ?"
Il répondit : "Si ce que tu as dit est vrai tu as médit de lui, et si cela n’est pas vrai tu l’as calomnié.»
(Rapporté par Muslim 2589)

Dans un autre hadith authentique, le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :
"Pendant la nuit de L’Isrâ’ (le voyage nocturne), je passai près de gens qui avaient des ongles en acier et qui se griffaient le visage et la poitrine.
J’ai dit : Qui sont-ils ô Gabriel ?
Il répondit: Ceux qui mangent la chair des gens et s’attaquent à leur honneur.»
(Rapporté par Abû Dâwûd dans Al Adab, selon une bonne chaine de rapporteurs, d’après Anas qu’Allah l’agrée)

L’éminent savant ibn Muflih assure que la chaine de transmission de ce hadith est authentique.
Et il ajoute qu’Abû Dâwûd a aussi rapporté, selon une bonne transmission, d’après Abû Hourayrah qu’Allah l’agrée:
"Le pire des excès c’est lorsqu’on médit de l’honneur des musulmans sans aucune raison".
(Rapporté par Abu Dâwûd dans al Adab 4876 et Ahmad 1654)

Votre devoir et le devoir de tous les musulmans est d’éviter de vous asseoir avec ceux qui médisent les musulmans.
Il faudra en même temps continuer à leur donner des conseils et des exhortations, et à les blâmer pour cette habitude, conformément à cette parole du Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam :
"Quiconque d’entre vous vois un acte blâmable, qu’il le corrige par la main, et s’il ne peut, qu’il le fasse par la langue, et en cas d’impossibilité, qu’il le fasse par le cœur, et cela est le minimum qu’impose la foi"
(Rapporté par Muslim 49)

S’il n’obéit pas à tes conseils, évite sa compagnie, car c’est la seule façon d’exprimer ta plus haute indignation.
Puisse Allah améliorer l’état des musulmans et leur montrer la voie de leur bonheur et leur salut ici-bas et dans l’au-delà.

source : Shaykh ibn Bâz rahimahu Allah fatwa du Comité des Grands ‘Ulémas vol 2 page 946
copié de dawud69sahih.wordpress.com
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

Vois tu les choses que je faisais dans la jahiliya comme aumône...


Vois tu les choses que je faisais dans la jahiliya comme aumône...



Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Hakim Ibn Hizam (qu'Allah l'agrée), j'ai dit au Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui): Ô Messager d'Allah ! Vois tu les choses que je faisais dans la jahiliya (1) comme aumône, affranchissement d'esclave ou maintient des liens de parenté, y a t-il pour cela une récompense ?
Le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Tu es rentré dans l'Islam par rapport au bien que tu as fait dans le passé (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son sahih n°1436 et Mouslim dans son Sahih n°123)

(1) C'est à dire la période avant l'Islam.

(2) Il faut préciser que la manière dont a été traduite cette phrase est une des explications des savants.
D'autres savants sont d'avis que le sens de la phrase est que ses bonnes actions précédentes lui sont écrites et il sera récompensé pour elles ou encore qu'il a pris de bonnes habitudes dans la jahiliya qui vont lui profiter dans l'Islam.
(Voir Charh Sahih Mouslim de l'imam Nawawi)


عن حكيم بن حزام رضي الله عنه قال : يا رسول الله ! أرأيت أمورا كنت أتحنث بها في الجاهلية من صدقه أو عتاقة أو صلة رحم أفيها أجر؟
قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : أسلمت على ما أسلفت من خير 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٣٦ و مسلم في صحيحه رقم ١٢٣)


Elle maudit, insulte et frappe ses enfants



Question : 

Ma femme a pris la mauvaise habitude de maudire et d'insulter ses enfants, à la moindre occasion ; il lui arrive de recourir à la violence physique.µ

Je l'ai exhortée plusieurs fois de se débarasser de cette attitude, mais pour toute réponse, elle me dit : « c'est toi qui les as gâtés et ils sont malheureux.»

Cela a poussé notamment les enfants à éprouver de la haine à l'encontre de leur mère et ils ne s'intéressent plus du tout à tout ce qu'elle dit, et finalement, ils ont aussi appris à insulter et à frapper.

Que dit la religion, de maniere détaillée, de la conduite à adopter vis-à-vis de cette femme afin qu'elle se ravise ?

 Dois-je me séparer d'elle par le divorce pour que les enfants restent avec elle ?

Que dois-je faire ?

Veuillez m'éclairer et qu'Allah vous accorde la droiture. Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d'Allah soient sur vous ! 

Réponse :

Maudire les enfants, et plus généralement maudire toute autre personne qui ne mérite pas la malédiction, fait partie de grands pêchés, car il est vérifié que le prophète (sallaAllahu 'alayhi wa salam) a dit :

« Maudire le croyant c'est (comme) le tuer ».

Il dit aussi : « Insulter le musulman est une perversité et le combattre est une impiété ».

Il dit encore : « Ceux qui maudissent ne seront ni des témoins, ni des intercesseurs, le Jour de la Résurrection ». 

Il incombe à cette femme de se repentir, et de ne plus proférer d'insultes devant ses enfants.

Elle doit aussi abondamment implorer Allah de guider ses enfants et de les redresser.

Quant à vous en tant que mari, vous devez constamment l'exhorter et la mettre en garde contre les insultes qu'elle profère contre ses enfants et la mettre en quarantaine si elle ne tire pas profit de l'exhortation, mais dans la mesure où vous pensez que ce comportement peut l'amener à se raviser.

Au-delà de ces mesures, nous vous invitons à endurer cette situation dans l'espoir de la récompense Divine et à ne pas vous empresser de recourir au divorce.

Nous implorons Allah de nous accorder la guidance ainsi qu'à vous et à votre épouse.

Fatawa Islamiya [3/219]
copié

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

    Invocation à dire lorsque l'on cherche à se marier - دعاء لمن يريد ان يتزوج (audio-vidéo)


    Invocation à dire lorsque l'on cherche à se marier - دعاء لمن يريد ان يتزوج (audio-vidéo)

    à partir de 01h01min25

    Shaykh Raslan (hafizhahuLlaah) dit dans le commentaire de al wabil assayyib de l'imam ibnulqayyim :




    L'invocation de Musa ‘alayhi salam

    رَبِّ إِنِّي لِمَا أَنزَلْتَ إِلَيَّ مِنْ خَيْرٍ فَقِيرٌ
    rabbi inni lima anzalta ilayya min khayrin faqir
    "Seigneur, j’ai grand besoin de toute grâce dont Tu voudras bien me gratifier !"
    sourate 28 verset 24

    Certains gens de science, de fiqh et de connaissance ont dit que celui qui veut se marier, qu'il multiplie cette invocation, car ALLAH ‘azza ua jal dit juste après :

    Selon le sens rapproché:

    "Puis l’une des deux jeunes filles revint vers lui, d’un pas timide, pour lui dire : "Mon père voudrait te voir pour te récompenser d’avoir abreuvé notre troupeau." 

    copié de darwa.com


    Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

    Le jugement porté sur le fait de tester les gens par les questions relatives à la critique


    Le jugement porté sur le fait de tester les gens par les questions relatives à la critique




    La question :
             Quel est votre avis sur le fait de tester les gens et d'imposer aux étudiants en science religieuse d'adopter les opinions des savants sur la critique de certaines personnes, ou sur d'autres questions qui font partie des points de divergence entre les gens de la Sounna ?     
    La réponse :
    Louange à Allah, Maître des Mondes; que Ses éloges et Son salut soient pour celui qu'Il a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Rétribution. Ceci dit :
    Sachez que l'une des caractéristiques du musulman est de s'occuper des choses nobles, qui sont en rapport avec ce qui lui est essentiel dans la vie présente et avec son salut dans sa vie future. Voilà ce qui le concerne : il doit prendre soin d’éduquer sa personne, de purifier son esprit des bassesses et des défauts, et de délaisser ce qui ne comporte aucun intérêt. Le chemin pour arriver à cela est le savoir, le fait de le rechercher et d'en vouloir toujours plus ; le Prophète صلى اللهُ عليه وآله وسَلَّم dit : « Il fait partie du bon Islam d'un homme le fait qu'il délaisse ce qui ne le concerne pas »[1].
    Et parmi les choses qui ne le concernent pas : le fait de tester les gens par ce qu'Allah عزّ وجلّ et Son Messager صلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم n'ont pas ordonné, leur imposer de prendre des positions en accord avec les siens, en formant un groupe autour d'une personne, en s'attachant fanatiquement à ses paroles, en appelant à la voie d'une personne autre que le Prophète صلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم, en s'alliant et en se désavouant par rapport à cette voie. Toute personne ayant une position différente de la position de ceux qui testent les autres se verra taxé de laxisme et d'hérésie, ce qui entraîne l'apparition de la dureté, de la rudesse et de la froideur. Il en découlera ensuite ce que la religion a interdit : la rudesse, l'éloignement, l'inimitié et la haine entre les frères en religion, et les effets néfastes de ce phénomène sont finalement la division au sein de la communauté, la dispersion de ses membres et la désunion de son groupe.
    Aussi, ceci ne signifie pas qu'il ne faut pas rejeter l'innovation et ses adeptes et mettre en garde contre elle et contre quiconque appelle vers elle, après que l'innovation soit mise en évidence et que les preuves soient établies. En effet, combattre les innovations religieuses est une des marques les plus claires de la Voie salafie, car l'innovation contredit l'une des deux conditions de l'adoration, qui est la conformité à l'enseignement du Prophète صلَّى اللهُ عليه وآله وسَلَّم. Les questions de la mise en garde et du délaissement d'une personne sont donc incluses dans le dogme de l'alliance et du désaveu, sachant que le délaissement d'une personne est soumis à des conditions religieuses, pour qu'il soit pratiqué de façon équilibrée tout en évitant la négligence et l’exagération[2].
    Le savoir parfait appartient à Allah عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

    Alger, le 25 Djoumâda Al-Oûlâ 1428 H
    Correspondant au 10 juin 2007 G


    [1]  Rapporté par At-Tirmidhi, chapitre de « L'ascétisme » (hadith 2487) et par Ibn Mâdjah, chapitre des « Troubles » (hadith 4111) par l’intermédiaire d’Abu Hourayra رضي الله عنه. Rapporté aussi par Mâlik dans Al-Mouwatta’ (hadith 1638) et par Ahmad (hadith 1758) par l’intermédiaire d’Al-Hassane Ibn `Ali رضي الله عنهما. Ce hadith est jugé hassane (bon) par An-Nawawi dans Al-Adhkâr (hadith 509). Il est d’autre part jugé authentique par Ahmad Châkir dans sa recension de Mousnad Ahmad (3/177) et par Al-Albâni dansSahîh Al-Djâmi` (hadith 5911).
    [2]  Voir : les conditions du délaissement dans Madjâlis Tadhkîriyya `Alâ Masâ’il Manhadjiyya (page : 73).

    Les enfants seront-ils dans leurs tombes interrogés par Mounkar et Nakîr ?

    Les enfants seront-ils dans leurs tombes interrogés par Mounkar et Nakîr ?



    Ibn Qayyîm al-Djawziyyah (rahimahullâh)

    BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

    Les gens [savants] ont divergé [sur cela] et deux opinions ont été avancées :
    L’une de ces deux opinions est celle provenant des adeptes de l’imâm Ahmad (rahimahullâh). Ils soutiennent qu’ils seront interrogés de part le fait qu’il est légiféré de prier sur eux, de faire des invocations pour eux, et de par la demande à Allâh qu’Il les préserve de la discorde [fitnah] de la tombe. Comme ce que l’Imâm Mâlik a rappelé dans son « Mouwattâ », d’après Abî Hurayrah (radhiallâhu ’anhu) que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) fit la prière funéraire sur un enfant et on l’entendit dire dans son invocation : « Ô mon Dieu ! Préserve-le du tourment de la tombe. » [1]
    Et aussi ce qui a été rapporté par ’Alî Ibn Ma’bad, d’après ’Âisha (radhiallâhu ’anha) qui passa près du convoi funèbre d’un petit enfant et pleura. Il lui a été dit : quels sont ces pleures Ô Mère des Croyants ? - Elle répondit : J’ai pleuré pour cet enfant par compassion pour lui et du fait du rétrécissement de sa tombe. D’autres [parmi les savants] ont dit : La question ne sera posée qu’à ceux [parmi les enfants] qui ont eu la raison [pour comprendre] les Envoyés. Et s’il est demandé : est-ce qu’ils seront interrogés sur la foi aux Envoyés et leur obéissance ou pas, et qu’il leur serait dit : « que disais-tu sur cet homme qui vous a été envoyé ? » Certes l’enfant est celui qui ne peut [en réalité] distinguer ce point, comment alors peut-on lui dire : « que disais-tu sur cet homme qui vous a été envoyé ? » Il devrait [pour cela] lui être accordé dans la tombe la raison, et certes, il ne sera pas interrogé sur l’ensemble tant qu’il n’est pas possible [pour l’enfant] qu’il comprenne et qu’il ait de la connaissance sur le sujet, il n’y a donc pas de leçon [à tirer] de cette question.
    Mais dans l’au-delà, Allâh - Subhânahu - leur enverra [à ces enfants] un messager. Et Il leur donnera l’ordre d’obéir à cela et il leur sera accordé la raison. Et celui qui obéira aura la félicité et celui qui désobéira entrera en enfer. Cela sera donc une épreuve pour eux, et non pas une question au sujet de choses passées dans ce bas monde, à savoir d’obéir ou de désobéir comme pour ce qui est des questions des deux anges dans la tombe. Quant au hadîth rapporté par Abî Houreira, il ne s’agit pas du châtiment de la tombe appliqué sur un enfant pour avoir délaissé l’obéissance ou avoir commis des actes de désobéissance. Certes Allâh ne châtie pas un individu qui n’a pas commis de péchés dans ses actions. Au contraire, le châtiment de la tombe peut être une douleur que subit le mort pour des raisons autres, quand même cela n’est pas une punition pour des actes qu’il a commis. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Le mort sera châtié pour les pleurs de sa famille sur lui. » [2] Ce qui veut dire qu’il ressent la douleur, qui est autre que le châtiment, pour un péché qu’a commis un vivant. Allâh dit :

    « Personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui. »

     [3]
    Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Le voyage est une partie du châtiment. » [4] Ainsi donc, le châtiment est plus général que la douleur. Il n’y a aucun doute, que dans la tombe il y aura douleur, angoisse et soucis, dont une partie atteint l’enfant pour le faire souffrir. Il est donc légiféré pour celui qui prie sur un enfant, de demander à Allâh - Ta’âla - pour lui la préservation du châtiment. Wa Allâhu A’Lâm [Et Allâh Seul Sait]. [5]

    Notes

    [1] Rapporté par Mâlik dans « al-Mouwattâ - vol-1 p.228 » et al-Khatîb dans « al-Târikh al-Baghdâd - vol-11 p.374 »
    [2] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim - n°932
    [3] Coran, 6/164
    [4] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim - n°1927
    [5] Kitâb ar-Roûh de Ibn al-Qayyîm, p.237-239

    http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article297

    Le rappel est pour le cœur ce que l’eau est pour le poisson


    Le rappel est pour le cœur ce que l’eau est pour le poisson






    Ibn al-Qayyîm al-Djawziyyah (rahimahullâh)

    BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

    Ibn al-Qayyîm dit qu’il a entendu SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (qu’Allâh sanctifie son âme) dire : « Le rappel est pour le cœur ce que l’eau est pour le poisson. Comment est l’état du poisson quand il quitte l’eau ? » En effet, un adorateur qui se prive de rappel est un comme un corps privé de nourriture. Ibn al-Qayyîm dit avoir assisté une fois à la prière de l’aube avec SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah ; à la fin de la prière, il s’est assis et s’est mis à invoquer le Nom d’Allâh jusqu’environ la moitié du jour, puis il se tourna vers moi et me dit : « Voici mon déjeuner. Si je ne le prends pas, je perds vite mes forces. » Il m’a dit une fois : « Je n’interromps le rappel que pour me reposer et me détendre. Et cela me prépare à un autre rappel (Dhikr). »
    Chaque chose peut être touchée par une rouille particulière, et la rouille qui envahit le cœur c’est le désintéressement et la passion, mais il retrouve son éclat par le rappel (Dhikr), le repentir et la demande de pardon. [1]
    Lorsque le serviteur connaît Allâh par l’invocation de son Nom dans les moments d’aisance, Allâh le connaîtra dans les moments de détresse. Il y a un hadîth qui dit que lorsque le serviteur assidu au Dhikr (rappel) d’Allâh tombe dans une situation difficile ou demande quelque chose à Allâh, les anges disent : « Seigneur ! Cette voix nous est familière. Elle vient d’un serviteur connu ! ». Mais lorsque celui qui se détourne d’Allâh et qui est distrait de Son rappel L’invoque et Lui adresse une demande, les anges disent : « Seigneur ! Cette voix nous est étrangère. Elle vient d’un serviteur inconnu ! ». [2]

    Notes

    [1] Al-Wâbil us-Sayb min al-Kalâm it-Tayb de Ibn al-Qayyîm, p.95-96
    [2] Al-Wâbil us-Sayb min al-Kalâm it-Tayb de Ibn al-Qayyîm, p.96-97

    http://manhajulhaqq.com/spip.php?article662